Georges Perec : une évocation
4 01 2009
Le jeudi 15 janvier 2009 à 19 heures, je donnerai au centre culturel de Dour, 1, rue du Marché, une conférence sur le thème :
Georges Perec et l’OuLiPo : une histoire des années soixante
« Georges Perec et l’OuLiPo, ça fait trois. » C’est sur ce rébus que pourrait s’articuler mon exposé. Trois ? Oui, trois : un homme, un mouvement, et puis l’histoire d’amour qu’ils eurent ensemble et qui donna naissance à de bien beaux bébés, à de singulières œuvres.
Perec, né l’année des congés payés, Perec l’enfant devenu orphelin des œuvres de l’Histoire « avec sa grande hache », Perec jamais remis de cette double blessure d’enfance et dont la fumée rejoindra dans le ciel, un jour de 1982, le peu de vapeur d’eau laissé par le corps de sa mère incinérée à Auschwitz, pour arroser un peu la tombe du père, fauché par un obus en juin 40.
L’OuLiPo, mouvement né de la rencontre fortuite, sur une table d’expérimentation, d’une machine à écrire et d’une calculatrice ? Peut-être. Un groupe fondé au début des années soixante dans le but de prouver le mouvement en marchant. Un Ouvroir de Littérature Potentielle où l’auteur devient « un rat qui construit lui-même le labyrinthe dont il se propose de sortir ».
Et puis leur histoire : 67, premiers émois, 78, naissance de l’enfant prodige (La Vie mode d’emploi). Entre ces deux dates, La Disparition, Les Revenentes, La Boutique obscure, Alphabets, Je me souviens…Un mouvement féconde un auteur qui produit par la contrainte de disparition ou par son exact contraire la contrainte d’accumulation quelques-unes des œuvres les plus follement géniales des années soixante – en ce compris les soixante-dix.
Entre l’éphémère et l’éternel : Perec…
Et l’entrée est gratuite…






