– La vérité, la vérité !

« – La vérité, la vérité !
– La vérité, me direz-vous, est souvent froide, commune et plate ; par exemple, votre dernier récit du pansement de Jacques est vrai, mais qu’y a-t-il d’intéressant ? Rien.
– D’accord.
– S’il faut être vrai, c’est comme Molière, Regnard, Richardson, Sedaine ; la vérité a ses côtés piquants, qu’on saisit quand on a du génie.
– Oui, quand on a du génie ; mais quand on en manque ?
– Quand on en manque, il ne faut pas écrire. »
 
Diderot, Jacques le Fataliste et son maître.

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