Norma, roman : lecture de Denis Leduc

28 07 2008

Daniel Charneux s’empare avec brio d’un des grands mythes américains : Marylin Monroe. Un mythe devenu mondial sinon éternel. Comment Norma Jean Baker jeune fille, jeune femme est-elle devenue cette icône du sexe et du phantasme Marylin Monroe dans une ambiance et un contexte qui a fait couler tant d’encre vu certains accompagnonnements, Frank Sinatra et plus encore les Kennedy brothers. Sans rien dire de sa mort : ce suicide mal constaté, non décrypté et lui aussi soumis à bien des rumeurs.
Daniel Charneux situe tout cela, recrée Norma sous Marylin au travers d’un de ces magnifiques trucs d’écrivains prenant appui sur la rumeur et la magie.
Et si elle n’était pas morte ? Mieux même et si elle vivait toujours ?
Recluse dans un endroit isolé, un désert, celui de Morjave vivant d’analyse introspective et de de regards tant sur son mythe que sur sa soi-disant mort et surtout reconstruisant toutes les étapes de Norma à Marylin vu qu’elle seule en connaît tous les prix.
La magie de l’écrivain est celle-ci : dans ce désert il y a une cabine téléphonique qu’on peut appeler et qui peut appeler.
Le romancier le sait et compose le numéro et parlera inlassablement avec une vieille femme qui se confie et lui confie Norma-Marylin.
Magique et réaliste.
Fort et émouvant.
La mite dans le mythe.
Le réalisme et le psy.
L’icône et les autres images, personnelles, dures et fièvreuses.
La vie après et dans la vie.
Un roman à ne pas manquer.

Denis Leduc



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