Je me souviens… Et si «Je» était un autre ?

Une page du manuscrit de « Maman Jeanne »

Le 7 mai 2017, dans le cadre de la journée «L’Arbre à Palabres», j’animerai au foyer Culturel de Saint-Ghislain un atelier d’écriture sur le thème : « Je me souviens… Et si «Je» était un autre ? »

Ce sera de 10h à 12h (pour l’écriture), et de 12h30 à 13h (pour la lecture de vos textes au pied de l’arbre).
 
Je me souviens, un ouvrage de Georges Perec recensant 480 souvenirs banals (ou moins), communs aux individus d’une certaine tranche d’âge : «Je me souviens des scoubidous ; je me souviens du grand orchestre de Ray Ventura…». Nous ajouterons quelques lignes à cette énumération.
Puis nous observerons quelques objets anciens, instants de vie qui nous projetteront dans un «je» mi-réel, mi-rêvé.
À partir de ces bribes, nous déboucherons sur la narration. Nous écouterons un personnage nous conter ses confidences, bien proches, peut-être, de nos propres réflexions.
 
Inscriptions obligatoires au Foyer Culturel de Saint-Ghislain 37 Grand’Place [065/80.35.15 – (places limitées)]

Après trois jours de deuil…

Charneux MoreAprès trois jours de deuil, la vie reprend son cours. La vie qui puise sa source dans nos raisons de vivre. Pour moi comme pour beaucoup de mes amis, l’une de ces raisons s’appelle : « CULTURE ». La culture est l’ennemie de la haine.
Elle appelle l’échange, le partage, le sourire.

Nous aurons prochainement quelques occasions de partager, d’échanger. Voici quelques dates. Même si nous sommes tous sollicités par de nombreuses demandes, j’espère rencontrer bientôt quelques-uns d’entre vous qui trouveront la force de se dire : « J’y vais ».

Vendredi 20 novembre, 19 h 30, à la bibliothèque de Boussu (rue Léon Figue 19), première présentation de mon dernier ouvrage, More, en dialogue avec Renild Thiébaut.

Dimanche 22 novembre, de 14 à 17 h, dédicace de More à Mons Livres (hall Mons Expo), au stand des éditions M.E.O.

Samedi 28 novembre, de 14 à 17 h, au Centre Culturel et Artistique d’Uccle, rue Rouge, 1180 à Uccle, dédicaces et interview à propos de mon dernier ouvrage, More, dans le cadre de la Foire du Livre belge.

Jeudi 3 décembre, 20 heures, au Nouvel Écho des Murs(murs), 21, rue Notre-Dame à Mons, Julien Vanbreuseghem et moi fêtons notre centenaire (40 + 60). Nous lirons des extraits de
de Christophe Spielberger en présence de l’auteur qui se déplacera spécialement de Bourgogne.

Votre présence me fera chaud au cœur.

 

 

Centenaire

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En cette année 2015, Julien Vanbreuseghem et moi fêtons – ensemble – nos cent ans (40 + 60…)
Pour célébrer dignement ce non-événement, dans le cadre de Non-Mons2015, nous vous invitons à déguster le gâteau d’anniversaire autour du verre de l’amitié, le jeudi 3 décembre à 20 heures, au Nouvel Écho des Murs(murs), 21, rue Notre-Dame à Mons.

Julien et moi lirons des extraits de Pépère (journal d’un centenaire) de Christophe Spielberger, en présence de l’auteur qui se déplacera spécialement de Bourgogne.

Les illustrations musicales seront d’Olivier Douyez.

La participation aux frais est fixée à 7 €

Nous serons très très heureux de vous rencontrer ce soir-là. On n’a pas tous les jours cent ans !

Les 25 ans de « la Rotonde ».

RotondePour célébrer le quart de siècle du « Cercle de la Rotonde », deux thèmes réuniront à La Maison du Livre, ce samedi 24 octobre 2015 dès 16 h,  le public et les auteurs autour de sa fondatrice Marie-Clotilde Roose : «Écrire : acte libérateur ?» et «L’écriture et la musique». L’occasion conviviale de rencontrer, d’entendre et surtout de dialoguer avec quelques-uns (25 sur 150…) des écrivains belges qui ont participé à l’aventure de ce Cercle dédié à la promotion de la littérature belge francophone : Didier Ayrès, Gérard Adam, Éric Brucher, Martin Buysse, Yves Caldor, Renaud De Putter, Daniel Charneux, Michel Ducobu, Pascal Feyaerts, Rose-Marie François, Jean Jauniaux, Karel Logist, Louis Mathoux, Emmanuelle Ménard, Serge Meurant, Adolphe Nysenholc, Colette Nys-Mazure, Arcangelo Petranto, Françoise Pirart, Grégoire Polet, Annie Préaux, Philippe Remy-Wilkin, Pierre Schroven, Alexandre Wajnberg, Evelyne Wilwerth.

J’ai moi aussi répondu à la question : « Écrire, acte libérateur ? » Voici ma contribution :

« Écrire, acte libérateur ? » La question à peine posée, surgit la réponse. Oui, bien sûr. Écrire, presque anagramme de Crier. Écrire, se libérer d’un livre qui encombrait. En latin, liber signifie « libre » autant que « livre ». Écrivant, je me libère d’un poids « trop lourd pour moi » et je crée la liberté de mon lecteur. Liberté de me lire ou non, d’apprécier ou non, de me suivre jusqu’à la dernière page ou d’abandonner.

Dans le roman, je me libère de ma vie. Soit, le protagoniste est narrateur. Et son « je » est alors un « autre » moi, merci, Rimbaud ! Et « je » est alors randonneur fou, chômeur abandonné, star recluse, mère coupable, idéaliste déçu. Soit, la troisième personne s’impose. Et le héros écrit, noircit des feuilles. Il écrit des histoires aux gens heureux qui n’en ont pas, il calligraphie des haïkus, il se débarrasse, dans un carnet Moleskine, d’un traumatisme vieux d’un demi-siècle.

«Ô mon âme, n’aspire pas à la vie immortelle, mais épuise le champ du possible», disait Pindare cité par Camus. J’ai eu la chance de labourer grâce au langage un champ où j’ai constamment cherché l’écart et la trace, deux mots anacycliques résumant les deux axes de mon écriture : de fantaisie, de jeu, de création d’un univers imaginaire, d’une part ; de retenue, de gravité, d’exploration de destinées humaines réelles, d’autre part. Dans un cas, je me libère en imaginant une autre vie ; dans l’autre, je libère de leur destin des êtres qui ne peuvent plus parler.

Ni peintre, ni musicien, je tente de peindre avec les mots. Et de jouer ma partition sans trop de fausses notes…

Itinéraire à Quaregnon

Le jeudi 24DanielFrançoise septembre à 20 heures, à la Maison Culturelle de Quaregnon, mon amie Françoise Houdart m’amènera à décrire un itinéraire d’auteur, depuis les balbutiements poétiques de la jeunesse jusqu’aux biofictions comme Norma, roman ou Nuage et eau, en passant par les premiers romans à contraintes ou les recueils de haïkus. Un échange entre deux personnalités complémentaires et complices, ponctué de lectures en solo ou en duo.

Verhaeren et moi

La Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut organise, dans le cadre de Mons 2015, le colloque «Mons et le Hainaut : terre d’idées, d’inventions et de cultures» (27-28 mars 2015).
Une session y sera réservée à la littérature ; André Bénit, professeur à l’Université de Madrid, me fera l’honneur d’une communication intitulée : «Émile Verhaeren et Daniel Charneux : fascination hainuyère pour le pays du Soleil levant».
C’est très significatif pour moi d’être associé à Emile Verhaeren, une figure tutélaire d’écrivain qui m’accompagne depuis l’enfance.

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Haïku et zen chez le moine Ryōkan

Haïku et zen chez le moine Ryôkan : c’est la conférence que je donnerai le jeudi 22 novembre à 19 h 30, à la Maison communale de Boussu.

Je présenterai brièvement le genre haïku. Je prendrai quelques exemples chez les classiques : Bashō, Buson, Issa.
Puis je montrerai les liens de ce genre avec l’esprit du bouddhisme zen.
J’illustrerai les relations entre haïku et zen par l’exemple de Ryōkan, moine zen et haïjin réputé, héros de mon roman Nuage et eau.