Nageuses
29 08 2008
Shane Gould
Je me souviens de quelques nageuses : Shane Gould, Shirley Babashov et surtout Christine (Kiki) Caron.
Catégories : Je me souviens

Shane Gould
Je me souviens de quelques nageuses : Shane Gould, Shirley Babashov et surtout Christine (Kiki) Caron.
Je me souviens du glissando de clarinette qui ouvre Rhapsody in Blue.
Je me souviens que Julien Gracq était le nom de plume de Louis Poirier, qui l’avait choisi par référence à Julien Sorel, le héros du Rouge et le Noir, et à l’illustre famille romaine des Gracques (de Gracchus).
Je me souviens de romans dévorés dans une sorte de fièvre, comme Au château d’Argol de Julien Gracq, Le Désert des Tartares de Buzzati ou Tandis que j’agonise de Faulkner.
Je me souviens de La maison du Dr Edwardes, quand le faux docteur incarné par Gregory Peck retrouve la mémoire en disant : « J’ai tué mon frère », et de la glissade sur un perron, et du petit frère empalé sur une grille.
Je me souviens de Bob Morane et de Bill Ballantine, de Tania Orlov (« miss Ylang Ylang »), de « l’Ombre jaune » et de ses cruels dacoïts.

Le cinéma Palace à Dour dans les années 60.
Je me souviens que la plus ancienne réplique de cinéma dont ma mémoire ait gardé trace est « une cicatrice, quand j’étais enfant », qu’elle est associée à une course poursuite sans doute dans un western, mais que je n’ai jamais retrouvé le film en question ; je me souviens m’être souvent dit qu’il était étrange que ce souvenir d’enfance évoque précisément une cicatrice liée à l’enfance.
Je me souviens du corps criblé de balles du Che en couverture de Paris Match.
Je me souviens que j’adorais l’Ovomaltine.
Je me souviens des Milky Way, et de mon étonnement quand j’ai compris que ça voulait dire “Voie Lactée”.