Maman Jeanne par Lise Dineur

5 12 2011

Quelques minutes du spectacle mis en scène par Julien Vanbreuseghem, avec Lise Dineur dans le rôle de Jeanne, Anne Linard et Olivier Douyez à l’accordéon (à Boussu le 20 novembre 2011) :




Maman Jeanne : la création théâtrale

3 10 2011

Ça y est :Maman Jeanne figure au programme de la saison 2011-2012 !

Le site de la Fabrique de théâtre évoque ainsi cet événement :

Maman Jeanne (CRÉATION)
de Daniel Charneux / par la Compagnie Enchantée

Le duo de créateurs formé par Julien Vanbreuseghem, jeune metteur en scène protéiforme montois, et le romancier Daniel Charneux, auteur de Maman Jeanne, nous livre une formidable pièce de théâtre. Lise Dineur, belle et grande comédienne, occupe la troisième pointe du triangle.

Maman Jeanne, c’est le théâtre comme on aime : beau, sensible, populaire dans le meilleur sens du terme.

C’est l’histoire toute simple de l’arrière-grand-mère de l’auteur, qui porte tout entière l’image de la société : celle « d’ici », de la première moitié du 20ème siècle. Terrible vie pour cette femme seule, avec son enfant, devant l’inégalité de la misère, la tristesse mais surtout face à l’immense désir de (sur)vivre, de trouver une place dans l’existence, contre les uns et les autres.

Aucun misérabilisme dans la flamboyante écriture de Charneux. Son talent dépasse largement le triste fait divers et parvient sans difficultés à nous saisir de la première à la dernière minute. Un spectacle émouvant, générant en fin de compte un moment d’optimisme devant notre miroir.

Mise en scène : Julien Vanbreuseghem/ Avec Lise Dineur/ Musique : Olivier Douyez
En coproduction avec L’Axiale boraine

Boussu, Centre culturel, vendredi 18 novembre 2011 à 20h, dimanche 20 novembre à 16h
La Bouverie, La Fabrique de Théâtre, vendredi 30 mars 2012 à 20h
Saint Ghislain, Foyer culturel, samedi 17 mars 2012 à 20h





Le plus beau cri d’amour

7 05 2011

Le mercredi 4 mai 2011 avait lieu la cérémonie de remise du prix des Lycéens. Si le prix proprement dit fut décerné à Tu ne jugeras point d’Armel Job, les 2.700 élèves qui constituaient le jury ont attribué à Maman Jeanne le “prix du plus beau cri d’amour”. Grosse émotion au rendez-vous…

Frédéric Delcor, secrétaire-général de la Communauté française, Valérie de Changy, Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement, Corinne Hoex, Daniel Charneux, Armel Job, Fadila Laanan, ministre de la Culture.

Je garde de cette expérience le souvenir de rencontres avec de nombreuses classes de tous les réseaux d’enseignement, de Péruwelz à Welkenraedt, de Quiévrain à Woluwé…

Merci à tous ces professeurs enthousiastes, à tous ces élèves rayonnants qui ont partagé avec moi ce “cri d’amour” pour une femme qui en fut tellement privée.

Dans mon album, quelques rencontres (à La Louvière, Woluwé-saint-Pierre et Lessines) ainsi que deux illustrations : la poupée rose est de Nicolas Carnol de Welkenraedt, l’église au moineau, de Ludovic Myttenaere, d’Ottignies.




Lise incarne Jeanne

21 02 2011

C’était à l’Echo des Murs, à Mons, le 20 février 2011.

L’écho renvoyé par ces murs ? La voix, l’émotion de Lise Dineur qui offre ses qualités de comédienne à Maman Jeanne ; qui, mieux que le roman, fait vivre enfin cette femme qui a si peu vécu. Et puis le silence, le silence concentré, recueilli, d’un public sous le choc.

Bonne nouvelle : la lecture va pouvoir devenir spectacle. Un vrai spectacle, le monologue que j’avais rêvé lorsque j’écrivais ce texte voici trois ans, et qui va “tourner”, durant la saison 2011-2012, dans une douzaine de centres culturels.

Merci à Lise, à Julien Vanbreuseghem qui la met en scène, à Michel Tanner qui produit la tournée !




Maman Jeanne à Mons

3 02 2011

L’aventure éditoriale et théâtrale de Maman Jeanne continue.

Le livre, sélectionné pour le prix des Lycéens, fait son chemin parmi des centaines de jeunes lecteurs.

Mais un projet théâtral se construit en parallèle.

C’est ainsi que, le dimanche 20 février à 16 heures à l’Écho des Murs, rue des Caches, n°1 à Mons, nous pourrons assister à la lecture-spectacle de Maman Jeanne par Lise Dineur, dans une mise en scène de Julien Vanbreuseghem.

Entrée : 8 €

Julien Vanbreuseghem :

0477/85 70 29




Maman Jeanne à Mons

5 04 2010

Maman Jeanne, un projet éditorial, mais aussi un projet théâtral.

Le livre existe grâce à Luce Wilquin. Il était finaliste du Rossel des Jeunes 2009.

Le spectacle existera bientôt grâce à Michel Tanner et à la Fabrique de Théâtre. Lise Dineur lui prêtera sa voix dans une mise en scène de Julien Vanbreuseghem.

La ville de Mons nous propose un avant-goût de ce spectacle le jeudi 22 avril 2010 à 20 heures 30. Dans la superbe salle Saint-Georges (Grand-Place à Mons), Lise Dineur fera vivre Jeanne pour une heure de grâce.




Autour de “Maman Jeanne”

27 08 2009

Un an après Nuage et eau, une nouvelle aventure commence avec Maman Jeanne.
Quelques jours après sa sortie, le livre connaît déjà de beaux échos. Comme une pierre dont la chute dans l’eau dessine des ondes concentriques.
C’est ainsi que :

  • le jeudi 3 septembre, Nicole Debarre présentera Jeanne sur La Première radio, dans les chroniques “rentrée littéraire” de 9 et 19 heures ;
  • le mardi 15 septembre, je serai l’invité de Mille Feuilles, l’émission de Thierry Bellefroid sur la Une télé ;
  • le jeudi 24 septembre à 19 heures, à Mons, la maison Losseau (rue de Nimy) nous accueillera, Françoise Houdart et moi, pour une présentation croisée de nos derniers romans, Oublier Emma et Maman Jeanne. Christine Mordant lira des extraits des deux livres ;
  • le samedi 26 septembre, de 10 à 12 heures Didier D’Halluin me présentera à la bibliothèque de Mouscron dans le cadre des déjeuners littéraires ;
  • le mardi 29 septembre à 19 heures 30, Françoise Houdart et moi serons à nouveau réunis à la librairie Antigone de Gembloux ;
  • le vendredi 23 octobre en soirée, dans le cadre de la série de lectures organisée par l’Axiale boraine, Lise Dineur lira Maman Jeanne au Centre culturel de Colfontaine dirigé par Laurence Van Oost, dans une mise en voix de Julien Vanbreuseghem. Cette soirée, prélude à un travail scénique, sera organisée avec la précieuse collaboration de la Fabrique de Théâtre et de son directeur Michel Tanner ;
  • le jeudi 29 octobre, au Centre Culturel de Dour, Eric Cornu m’interrogera à propos de Maman Jeanne.

N’hésitez pas à m’écrire si vous désirez en savoir plus !




Maman Jeanne

18 08 2009

Dans le Discours de Suède, Albert Camus écrivait : « L’art n’est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l’artiste à ne pas s’isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. »
C’est une telle conception de l’art qui a guidé ma plume dans l’écriture de Maman Jeanne.
À la source de ce texte, l’humble vérité d’une souffrance. Celle de Jeanne. Au départ, une pile de lettres dans un tiroir, un grenier, une brocante ou une boîte à cigares. Des lettres datées de 1909, 1910. Près d’un siècle de sommeil. Les témoignages d’une femme qui pourrait être mon arrière-grand-mère.
Lire ces lettres, les comprendre, les faire parler. Compléter les blancs, les silences. Imaginer un cadre. Puis, après des années de décantation, donner la parole à celle qui ne peut plus parler. Offrir l’image de cette souffrance. Émouvoir ? Peut-être, mais sobrement. Éviter lyrisme, pathos. « La vérité, l’humble vérité. »
« Qu’est-ce que c’est, la Grâce ? », demande Jeanne. « Qu’est-ce que c’est, le Salut ? » Femme de foi, femme d’obéissance, passée du service de son père à celui de son mari puis à celui d’un prêtre, quand vivra-t-elle ? Jamais, peut-être, en tout cas jamais sur cette terre, et cette prise de conscience la mènera jusqu’aux portes de la folie.
L’amour pourrait être la clé, l’amour pourrait être la voie du Salut. Mais certaines amours sont interdites. La « Belle Époque » ne l’est pas pour tout le monde. La maternité aussi fait problème. Quand un enfant naît de certaines unions, si Dieu n’accepte pas d’en faire un ange, il reste à l’abandonner.
Jeanne la femme sans grâce, Jeanne qui a aimé d’un amour interdit, Jeanne qui a donné naissance à l’enfant du péché ne trouvera comme solution que l’abandon. Elle offre son enfant à une autre mère. Elle s’abandonne elle-même. Elle s’offre à la folie.
Donner la parole à Jeanne, un siècle après. Rendre la vie à celle qui n’a jamais vécu vraiment. Écrire pour la faire exister. Le texte est là, comme un plan sur un chantier. Reste à construire le bâtiment. Reste à faire vivre Jeanne.

Maman Jeanne sortira des presses des éditions Luce Wilquin en août 2009.