Rêve que tu rêves

rf-couvertureFrançois préférait au silence compassé, aux meubles d’acajou, aux luminaires Art Déco, le capharnaüm poussiéreux qui l’attendait chez l’oncle Émile, celui qui n’avait pas cédé au mirage africain, celui qui n’avait rien réussi, car rien entrepris, celui qui lui répétait aussi, comme un refrain, sans qu’il fût sûr de bien comprendre, sans qu’il fût assuré, même, qu’il y eût quelque chose à comprendre : Rêve que tu rêves, petit, ça vaut mieux que de croire que tu vis.

(Comme un roman-fleuve, Éd. Luce Wilquin, 2012)