Bredoteau ou Bretodeau?

27 07 2008

Je me souviens de la boîte aux trésors de Dominique BreTOdeau (”Pas BreDOteau !”) dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.




Une semaine de vacance : présentation

27 07 2008

  • Mon premier roman, Une semaine de vacance, est sorti aux éditions Luc Pire (dans la collection : “Embarcadère”) pour la foire du livre de Bruxelles 2001.

  • Sur la quatrième de couverture, on pouvait lire :”C’est fou ce que ça peut distraire, l’ennui…

Tenez, cette année, pour les congés, j’avais décidé de m’ennuyer. Seul, sac au dos, sur les routes monotones de la Creuse, je pensais transformer les vacances en vacance, ne trouver que le vide… Et puis, entre la saga des rencontres insolites et la ronde des souvenirs, j’ai découvert un vide étonnamment plein…

Ennuyeuse, la Creuse ? Et si, au terme de cette semaine de vacance, je parvenais à me surprendre… à vous surprendre ?


  • Les premières lignes :

Cette année, pour les congés payés, j’ai décidé de m’ennuyer. Si l’on ne s’ennuie pas, le temps passe vite, et deux semaines, c’est si court ! Mais s’ennuyer, c’est ruminer le temps, le malaxer, l’étirer comme une pâte, comme une gomme extensible. C’est profiter de chaque grain de sable.
C’est pour cela que je préfère ne pas parler de vacances au pluriel, un mot qui – tout comme le mot loisirs évoque précisément l’absence de loisir, d’oisiveté – un mot, donc, qui renvoie lui aussi à un temps plein, meublé d’activités riches et variées, précisément le contraire de la vacance, c’est-à-dire du bienheureux vide.
J’ai toujours admiré cette racine, mère d’une riche famille : vacuité (quelle rime merveilleuse à fatuité !), vacuole (l’un des constituants de nos cellules, donc de notre être, serait le vide…), vacation, vacant, sans oublier ce « vacuum » étrange que je trouvais, enfant, sur certains produits emballés sous vide  ou encore, si ma mémoire est bonne, sur ces ingénieuses boîtes en matière plastique produites par une firme américaine au nom imprononçable spécialisée dans la démonstration à domicile.
C’est toujours avec une étrange sensation de joie et de puissance que j’actionnais, suivant à la lettre les recommandations de la vendeuse, l’élastique fontanelle du couvercle, produisant, par une adéquate pression des pouces, la libération, dans un souffle vaguement incongru, d’une certaine quantité d’air remplacée ipso facto par ce vide censé protéger les aliments de toute corruption due à l’oxygène, un gaz comme chacun sait nécessaire à la respiration de l’être humain, certes, mais aussi – toute médaille a son revers – propice à la putréfaction de ses nourritures terrestres.
La nature a horreur du vide… Grâce aux produits de la gamme Tupperware, n’importe quelle ménagère armoricaine, la moindre bonniche créole, le plus infirme vieillard nationaliste peut pourtant, par une simple pression des pouces, produire à volonté ce miracle – à l’échelle, il est vrai, d’une boîte de matière plastique. La fin du monde : le Créateur pressant des deux pouces, quelques secondes à peine, sur le couvercle de la voûte céleste…


  • Le prix :

Ce premier roman a obtenu en 2002 le Prix des Usagers de la Bibliothèque centrale du Hainaut




Une semaine de vacance : la presse.

27 07 2008

  • “La Creuse n’aura plus de secrets pour vous après avoir lu ce livre, auquel l’auteur est parvenu à donner un ton étrange, léger, dilettante jusqu’à une finale complètement désarmante.”

Michel Torrekens, Le Ligueur.

  • “Un premier roman rondement mené, à l’écriture souple, enjouée et qui nous berne dans un éclat de rire.”

Thierry Detienne, Imagine.

  • “Pour son premier roman, Daniel Charneux a réussi un bel exercice d’équilibriste sans céder, comme son personnage, au vertige du vide.”

Laurent Demoulin, Le Carnet et les Instants.

  • “Où un homme décide sciemment de s’ennuyer, de partir sac au dos sur les chemins d’une région « calme » s’il en est, la Creuse. A la recherche de la vacuité et par-là même ouvert à la rencontre, il verra sa Semaine de vacance se transformer en véritable odyssée…”

Anne Boulord, Marie-Claire.

  • “Le livre est agréable à lire, la promenade est belle et lente, elle vous reposera. Laissez-vous embarquer aux côtés de Jean-Pierre Jouve, l’épilogue risque bien de vous secouer une fois pour toutes! Un très beau premier roman.”

Nicolas Keszei, www.worldonline.be

  • “Il y a chez Daniel Charneux cette vision préservée, à la Tintin, ce regard-là sur les choses et les êtres, mais avec un côté plus déhanché dans l’humour, plus désabusé, plus imparfait, plus propice aux dérapages. A découvrir !”

Alexandre Millon, Remue-Méninges.

  • « C’est un roman tout à fait inattendu où l’humour est roi. La surprise finale est donc totale. (…) Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître et on attend d’autres textes du même tonneau. »

Françoise Châtelain,  http://users.skynet.be/litterature/

  • « Et la révélation sera à la mesure de l’attente. Daniel Charneux est bien un faux calme, ou du moins tel est son personnage, qui ménage ses effets avec un art consommé de la progression - pas seulement pédestre. »

Pierre Maury, Le Soir.

  • « C’est non seulement à une véritable leçon de français que Daniel Charneux nous invite, mais aussi à la découverte d’une histoire, d’une fiction, réaliste et surréaliste à la fois, qui place le personnage central en équilibre entre le « Docteur Jekyll » et « Mr Hyde »… Reflet de nous-mêmes ? »

Eric Cornu, Nord-Eclair.

  • « Partir donne toujours l’impression d’un acte purement physique… Mais non, partir c’est avant tout dans la tête. Et Daniel Charneux nous offre ce plaisir avec un livre de vacance par excellence, pour tous les jours de l’année. Toute une philosophie ! »

Myriam Depaux, La Province.

  • « Un livre étrange, au confluent des genres (du polar, de la fable, du récit de marche), qui les brouille tous  pour composer un roman singulier, déroutant, qui mêle à sa trame  toutes sortes d’histoires. »

Eric Allard, Ombrages.




Georges Perec

27 07 2008
Georges Perec

Georges Perec

Je me souviens que Georges Perec a publié un recueil intitulé Je me souviens, constitué de 480 phrases dont chacune commence par les mots « Je me souviens », sur le modèle d’un ouvrage de Joe Brainard rédigé dans le même esprit, et que Roland Brasseur a consacré son ouvrage, Je me souviens de « Je me souviens » à l’explication détaillée des 480 Je me souviens de Perec.






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