Qui dort dîne
14 05 2010
Je me souviens qu’il m’a fallu longtemps pour découvrir qu’un jeu de mots était caché dans le nom de Kid Ordinn, le stupide compagnon de Chick Bill.
Catégories : Je me souviens
Je me souviens qu’il m’a fallu longtemps pour découvrir qu’un jeu de mots était caché dans le nom de Kid Ordinn, le stupide compagnon de Chick Bill.

Je viens de me souvenir de ce mot : apothème.

Ceci n’est pas une écorce de bouleau. Un tronc, peut-être, où déposer l’obole pour les démineurs démembrés qui ne peuvent plus montrer du doigt la direction des souvenirs d’enfance.
Ceci n’est pas un fût de colonne dorique, ionique ou corinthienne. Un pansement Vanderplast, peut-être, où emballer le doigt blessé, coupé par l’explosion du raisin piégé.
Ceci n’est pas un flacon de parfum Vanderbilt. Tout juste une publicité mensongère pour une essence chinoise frelatée, fumée d’opium ou de havane.
Ceci n’est pas une partition retrouvée de Vincent d’Indy. Mais j’y vois la musique tout entière, et la clarinette de Benny Goodman lance vers le ciel bleu la première note glissée de la Rhapsody in Blue.

saoulés de bourgeons
ils me regardent passer
les chevreuils curieux
N’ayant pas réussi jusqu’à présent à photographier un chevreuil, j’illustre ce haïku vécu hier dans le bois fleuri de jacinthes par ce dessin de Pierre Renard qui, dans Pruine du temps, ornait un haïku hivernal :
chevreuils qui déboulent
silhouettes fugitives
dans le bois dormant