Lise incarne Jeanne

21 02 2011

C’était à l’Echo des Murs, à Mons, le 20 février 2011.

L’écho renvoyé par ces murs ? La voix, l’émotion de Lise Dineur qui offre ses qualités de comédienne à Maman Jeanne ; qui, mieux que le roman, fait vivre enfin cette femme qui a si peu vécu. Et puis le silence, le silence concentré, recueilli, d’un public sous le choc.

Bonne nouvelle : la lecture va pouvoir devenir spectacle. Un vrai spectacle, le monologue que j’avais rêvé lorsque j’écrivais ce texte voici trois ans, et qui va “tourner”, durant la saison 2011-2012, dans une douzaine de centres culturels.

Merci à Lise, à Julien Vanbreuseghem qui la met en scène, à Michel Tanner qui produit la tournée !




D’ombre et de lumière

21 02 2011




Dix ans après

10 02 2011

Écrire, c’est vouloir être changé en bébé de papier qu’on dorlote.” (Dominique Noguez)

Est-ce pour cette raison que je me suis lancé, voici dix ans déjà, dans l’aventure de l’écriture ?

Toujours est-il que le 10 février 2001,  Une semaine de vacance sortait des presses de l’imprimerie Campin 2000 à Tournai pour le compte des éditions Luc Pire.

Dix ans après, je songe avec reconnaissance à Luc, qui m’ouvrit les portes de l’édition, et surtout à Marie-Christine Duchêne, dont un coup de fil en octobre 2000 m’apprit que ce premier “tapuscrit” méritait de devenir un livre.

La suite ? Un deuxième roman, Recyclages, serait publié chez Luc Pire l’année suivante (Nicolas Ancion avait remplacé Marie-Christine Duchêne à la tête de la collection “Embarcadère”).

Puis, en 2004, Luce Wilquin accueillerait mes Vingt-quatre préludes que suivraient, en 2006, Norma, roman ; en 2008, Nuage et eau ; en 2009, Maman Jeanne. Elle aussi, je souhaite la remercier pour le travail accompli depuis sept ans.

A la clé, six livres, plusieurs prix littéraires dont le Charles Plisnier, deux sélections pour le prix des Lycéens, une pour le prix Rossel des jeunes et surtout une pour le Victor Rossel (en 2008 avec Nuage et eau).

Tout ceci n’aurait pas été possible sans vous, lecteurs, amis, compagnons de voyage que je souhaite ici remercier pour votre fidélité en vous promettant que je ferai mon possible pour vous apporter, dans les prochaines années, d’autres livres à partager.




Soir d’été

3 02 2011

Murs, 26 juillet 2010

Murs, 26 juillet 2010




Maman Jeanne à Mons

3 02 2011

L’aventure éditoriale et théâtrale de Maman Jeanne continue.

Le livre, sélectionné pour le prix des Lycéens, fait son chemin parmi des centaines de jeunes lecteurs.

Mais un projet théâtral se construit en parallèle.

C’est ainsi que, le dimanche 20 février à 16 heures à l’Écho des Murs, rue des Caches, n°1 à Mons, nous pourrons assister à la lecture-spectacle de Maman Jeanne par Lise Dineur, dans une mise en scène de Julien Vanbreuseghem.

Entrée : 8 €

Julien Vanbreuseghem :

0477/85 70 29




Suivez mon regard

3 02 2011

La Caillou-qui-Bique - Aquarelle : Anne Delfosse

Le Caillou-qui-Bique - Aquarelle : Anne Delfosse

Suivez mon regard, édité par l’Institut du Patrimoine Wallon, sera présenté à la Foire du Livre de Bruxelles le jeudi 17 février à 16 heures.
Armel Job a conçu un recueil de 40 nouvelles d’écrivains et 40 illustrateurs sur le thème du patrimoine. Il a demandé à des écrivains belges d’écrire une fiction, un poème à partir d’un élément du patrimoine wallon, monument, site ou paysage. Christian Libens l’a aidé activement dans la conception du recueil.
Parmi les 40 sites figure le Caillou-qui-Bique : dans un récit intitulé Émile et Marthe, je raconte la première promenade d’Émile Verhaeren dans la petite région du Hainaut belge où il a séjourné à de nombreuses  reprises entre 1900 et 1914. La nouvelle est illustrée par une superbe aquarelle d’Anne Delfosse, que je remercie pour sa précieuse contribution.

Voici les premières lignes d’Émile et Marthe :

Honnelles, 20 décembre 2007

Honnelles, 20 décembre 2007

Tu dormais encore quand je suis sorti. Le bois aussi dormait encore quand j’ai poussé la porte de la maisonnette où nous avons posé nos bagages hier. J’ai marché parmi les écharpes de brume et moi aussi, j’avais enroulé autour de mon cou l’écharpe que tu m’as offerte, tu sais, l’écharpe en alpaga. C’est que les aubes sont fraîches, déjà, en cette fin d’été.
J’ai fait le tour de la maison. J’ai fait, comme on dit, le tour du propriétaire. Et je me suis, déjà, senti propriétaire de cette maison, de ce jardin, de ce bois dormant où fumait la brume. Puis, j’ai pris le chemin par où nous sommes arrivés venant du point d’arrêt d’Angreau, le petit chemin qui descend vers la rivière.
Aucun oiseau encore dans le matin ensommeillé. J’avais un peu l’impression d’être seul au monde et je t’imaginais blottie au chaud du lit, tandis que je baignais mes muscles de fraîcheur. Une nouvelle fois, je n’ai dormi que quelques heures. J’avais pourtant hier soir, comme à l’accoutumée, arrêté les aiguilles de toutes les horloges pour me protéger de leur tic-tac qui me taraude la tête, mais la nouveauté du lieu m’a tiré du lit aux aurores, frais et dispos comme un jeune homme. Le grand calme d’ici devrait me donner cette sérénité que je n’arrive pas à trouver dans la ville tentaculaire. C’est du moins ce que je cherche, ce que nous avons voulu tous deux en nous installant dans cette pointe du Hainaut enfoncée dans la France comme un coin dans un tronc, mais j’avoue qu’hier, en découvrant notre gîte solitaire dans sa clairière, je me suis dit que nous allions mourir d’ennui.




A la chandeleur

2 02 2011




Soir d’hiver

1 02 2011

Angre, 20 décembre 2007

Angre, 20 décembre 2007

soir d’hiver

mariage du rose

et du bleu




Haïkus retrouvés

1 02 2011

haïkus retrouvés

d’un printemps vieux de sept ans -

le temps suspendu