Renault 14
28 07 2008
Je me souviens de la Renault 14, apparue au début des années quatre-vingt, cette étrange chose sur roues que l’on avait surnommée « la Poire ».
Catégories : Je me souviens
Je me souviens de la Renault 14, apparue au début des années quatre-vingt, cette étrange chose sur roues que l’on avait surnommée « la Poire ».

Je me souviens qu’avant d’écrire, j’ai beaucoup incité les autres à le faire, ce qui a donné notamment un roman policier et une pièce de théâtre rédigés par deux groupes d’élèves dans ce que l’on n’appelait pas encore des ateliers d’écriture.
Je me souviens du slogan désuet : « A ma montre à quartz JAZ, l’heure c’est l’heure, et JAZ vous la donne de bon cœur », et du quatrième TOP qui annonçait les heures.
Je me souviens que j’avais dans ma chambre une photo de Liv Ullman prise à travers une vitre pluvieuse, et que j’aimais beaucoup son regard.

Je me souviens que je préférais With a little help from my friends dans l’interprétation de Joe Cocker à Woodstock plutôt que dans celle des Beatles, mais que je ne voulais pas me l’avouer.
Illustration :
Salvatore Gucciardo
les pattes des arbres
agriffées au ciel si bleu
jaunes de soleil
les cheveux du saule
agités sur le ciel clair
leur lent ballet jaune
chatons pompons jaunes
mimosa du pays froid
poussins de pollen
Illustration :
Salvatore Gucciardo
jacinthes partout
ombre bleue dans le sous-bois
bientôt le coucou
lent ballet de bulles
frissons bleus sur l’onde verte
la houle du lin
roucoulement fou
tourterelle énamourée
dans le grand ciel bleu
Illustration :
Salvatore Gucciardo
la marée montante
château de sable oublié
tout près du naufrage
galet solitaire
recueilli à marée basse
son poids dans ma main
le vent de décembre
qui ride les flaques d’eau
des airs de marée
Illustration:
Salvatore Gucciardo
hortensia fané
tremblant sous la pluie d’automne
promesse d’été
âcre odeur des fruits
comme une bouffée d’automne
la fleur du sureau
blotti dans la brume
le paysage assoupi
dimanche d’automne
Illustration :
Salvatore Gucciardo
marché de Noël
les langues qui se délient
autour d’un vin chaud
il prend la commande
quatre bières et deux cercueils !
c’est bon d’être en vie…
elle a commandé
une bouteille de rosé
la vie n’est pas rose