Neige

27 07 2008

Merci à Salvatore Gucciardo pour les illustrations originales


le tout petit d’homme
glissant son premier traîneau
sa peur délicieuse

pas du merle  noir
gravés dans la neige fraîche
absence béante

la trace des luges
sur l’infinie page blanche
un dessein d’enfant




Chemin sans issue

27 07 2008

Ce récit a été rédigé en atelier d’écriture après une promenade dans Liège. Le titre, la première et la dernière phrase sont empruntés à Georges Simenon.

On était le trois décembre et il pleuvait toujours. La pluie coulait du ciel pour mourir dans la Meuse, maintenant noire et gonflée comme une outre pleine prête à déborder.

Il pleuvait sur les ponts glissants, sur les toits d’ardoise des églises grelottantes, sur les pavés luisants, dans les ruelles étroites. Les rares passants se hâtaient vers le havre, vers le confort du home, vers un porche accueillant où attendre l’accalmie.

Sous le toit en dôme de l’ancienne église Saint-André, la place du Marché serrait ses petits restaurants, ses cafés animés où les employés se réchauffaient autour d’un péket, à la sortie des bureaux.

Il n’était que dix-sept heures, mais la nuit était déjà tombée.

Seul face à la vitrine d’une taverne, un homme observait, à travers le verre dégoulinant sous l’eau du ciel, l’animation qui régnait dans la petite salle. Le café s’appelait l’Unicorne, ainsi que l’attestait, sur une enseigne en fer forgé, la silhouette blanche sur fond noir d’un cheval portant au front cette unique et longue corne.

Les tables étaient occupées par des joueurs de cartes, quelques-unes par des amateurs d’échecs. Uniquement des hommes. Au comptoir aussi, des hommes étaient accoudés, dont certains arrivants au pardessus détrempé, à l’imperméable ruisselant, qui avaient posé sur le zinc un feutre gris ou noir ramolli par la pluie.

A l’extérieur, le front collé à la vitre, François Lombard semblait insensible à ce déluge glacé qui le figeait, statue de lave, devant le miroir sans tain où son regard cherchait à lire, à travers la buée et les fumées de cigarettes.

Il regardait Hélène.

La blonde Hélène, la belle Hélène, qui trônait derrière son bar comme une plante robuste et bien soignée, grande et saine, la peau rose, les dents blanches, les lèvres entrouvertes sur un rire qui pénétrait comme un poignard dans le cœur de François.

Hélène qui riait avec les hommes, qui plaisantait avec les hommes, Hélène dont les mauvaises langues prétendaient qu’elle vivait des hommes.

Elle n’était pas mariée. Mais, à vingt-trois ans, elle avait déjà trois enfants, Jules, Armand et Clotilde, que gardait sa mère, Marie Gancel, une ancienne marchande de poires cuites qui avait dû abandonner son commerce ambulant à cause de l’hydropisie et qui, à soixante ans, malgré ses jambes gonflées comme des poteaux, se retrouvait bonne d’enfants, partagée entre les cris des garçons, âgés de cinq et trois ans, et les vagissements de Clotilde, la petite dernière, encore incapable de marcher. Trois enfants sans père, trois rejetons de trois mâles différents. Et la dernière, peut-être…

Maintenant, la buée triomphait. Cette brume glacée formée par la condensation, sur la vitre glacée, de toutes ces haleines d’hommes, de tous ces souffles chauds et vivants, nimbait la vitrine de l’Unicorne d’un halo grisâtre à travers lequel s’estompaient les silhouettes, transformant les hommes en poupées grotesques, en statues de cire dans un musée figé, en marionnettes funèbres, en pantins…

François fit demi-tour, il plongea dans la nuit.

Le pas traînant comme un homme qui a bu, il se dirigea vers cet hôtel particulier du quai Marcellis, tout à côté du temple protestant, où, depuis dix ans, se ternissait une plaque dorée : ” François Lombard, avocat au barreau de Liège “. Cet hôtel XVIIIe, sévère et froid, cette citadelle grise où Sonia s’ennuyait.

Sonia. Sonia Gorskine. Ils s’étaient rencontrés à l’université, se retrouvaient, place du XX août, dans un café baroque décoré de statues et de chevaux de bois. Elle l’avait tout de suite séduit par sa beauté slave, son teint mat, ses lèvres laquées, ses yeux bridés, un peu mongoloïdes. Originaire de Budapest, elle était arrivée à Liège en 56, au moment de l’intervention soviétique. Ses parents, opposants au régime, étaient morts lors de la rébellion et elle était, littéralement, seule au monde.

En l’aimant, puis en l’épousant à la fin de leurs études, François avait espéré lui apporter la sécurité, la famille, le soutien qu’elle avait perdus, et dont le souvenir la plongeait parfois dans d’effrayantes crises de mélancolie.

Elle avait, tout comme lui, réussi ses études de droit.

Mais il avait été convenu que lui seul s’inscrirait au barreau et que, dans un premier temps, elle lui servirait d’assistante, avant la naissance des enfants.

Les enfants n’étaient pas venus. Ils n’avaient pourtant rien fait pour empêcher l’arrivée d’un bambin. Ils aspiraient tous deux autant à mettre au monde ce petit être, ce fruit de leur union, ce sourire blond qui grandirait entouré d’affection, qui emplirait de joie les vieux murs de l’immeuble ; qui, chaque matin à son lever, en tirant ses rideaux, aurait sous les yeux l’éternel spectacle de la Meuse.

François traversa le fleuve par le pont des Arches, fasciné par l’eau glauque qui buvait l’eau du ciel. Non, les enfants n’étaient pas venus. Aucun œuf n’avait éclos dans ce nid qu’ils avaient construit, dans cette chambre bleue où le berceau était prêt, et où plus jamais ils n’entraient.

Quand Sonia avait eu trente ans, ils avaient consulté les plus grands spécialistes : elle souffrait d’une malformation irréversible qui empêchait définitivement toute grossesse.

Et la solitude à deux s’était emparée d’eux. François, devenu un ténor du barreau, avait engagé plusieurs stagiaires ; et Sonia, inutile à présent, s’ennuyait, se reprochait son infécondité. Les repas en tête-à-tête, dans la salle à manger aux murs lambrissés, aux plafonds stuqués, s’alanguissaient dans une chape de glace et de plomb.

Alors, Sonia se mit à boire. Elle trouva dans la vodka l’oubli somnolent de l’alcool. Et François assista, témoin muet, à sa lente dégringolade sur un chemin sans issue. Bientôt, accablé de travail, il ne rentra plus que le soir.

Puis il prit l’habitude de repasser, place Saint-Lambert ou place du Marché, dans un de ces cafés, grands ou petits, qui peuplent les environs du Palais de Justice.

Jusqu’au soir où, resté le dernier face à une bière brune épaisse comme la nuit, dans un petit café à l’enseigne de l’Unicorne, il vit la tenancière s’asseoir à sa table : ” Maître Lombard, il me semble que vous avez l’air triste… ” ; un léger sourire entrouvrait ces lèvres rouges, un sourire qui  livrait à François une rangée de perles blanches, la pointe d’une petite langue rose. L’instant d’après, une main se posait sur la sienne…

François longeait à présent les quais déserts, sous un crachin monotone et glacé qui annonçait les premières neiges. Quai Marcellis, une fenêtre était encore éclairée. Il tourna la grande clé noire dans la serrure ouvragée, poussa la lourde porte de chêne.

Le vestibule désert avait des allures de tombeau. Il gravit les marches de l’immense escalier de marbre. Sous une porte, un mince rai de lumière ;  dans cette chambre, une femme. Celle qui avait été sa femme.

Il posa la main sur l’olive de cuivre. Derrière la porte laquée de blanc, bordée de dorures, la voix de l’ivrogne chantait une romance slave, une mélopée lancinante et glacée. François fit demi-tour, se dirigea vers l’escalier.

Pour la première fois depuis des années, il poussa la porte de la chambre bleue. Un vague rayon de lune éclairait faiblement le berceau vide. La porte se referma.

François marchait à nouveau le long des quais solitaires. Son pas rapide l’emmenait vers le centre. Il traversa le pont des Arches, fut à nouveau rue Léopold, puis place du Marché.

L’Unicorne était à présent désert. Aucune lueur n’habitait plus la taverne endormie. Il frappa, plusieurs fois, de plus en plus fort. Il crut apercevoir, près du comptoir, une ombre pâle, un fantôme blond.

” Hélène ! Hélène ! Ouvre-moi ! ”

L’ombre avait disparu. Il appela plus fort : ” Hélène ! Ouvre ! ”

Aucune réponse. Il martelait à présent la porte vitrée de la taverne, criant dans la nuit sourde : ” Hélène ! Je veux voir Clotilde ! Hélène ! Laisse-moi voir ma fille ! ”

Pendant plus d’un quart d’heure, il cria dans la nuit, au point qu’à différents étages, des fenêtres s’ouvraient, libérant les insultes des dormeurs dérangés.

Alors, François reprit le chemin de la Meuse. Alors, il traversa, encore une fois, le pont des Arches.

La chute troubla à peine le silence de la nuit. On retrouverait le corps tout à l’heure, ou demain, échoué dans les bras d’une écluse.

On était le quatre décembre. Aux étalages des marchands de jouets, la Saint-Nicolas triomphait.

C’était un jour comme les autres, un jour banal qui commençait.




Partage

27 07 2008

Cette nouvelle inédite a été rédigée en 1998 au cours d’un atelier d’écriture animé par Michèle Naples.

Lucien Lambert avait une passion : la musculation. Chaque samedi soir, après le turbin, mais aussi chaque lundi, chaque mardi, chaque mercredi, bref chaque jour que Dieu fait, il gagnait d’un pas élastique une salle aménagée pour le culte du muscle. Torse raide, jarret dur, tête altière, il s’emparait de haltères et s’entraînait les biceps : “Une deux, une deux, une deux…” Il développait sa force, cultivait sa puissance, faisait de son corps une œuvre d’art, un David aux muscles lisses, aux jambes de marbre, aux pectoraux de bronze, et… à la tête légère.

Quand il rencontra Clara, elle revenait de l’Ile de Pâques, où elle avait étudié l’art brut, le primitivisme, l’insaisissable message qu’une civilisation disparue avait su graver dans des pierres géantes, dressées vers le ciel comme des poings brandis vers quel Dieu? Elle préparait une thèse sur l’art moderne, voulait comparer deux époques si diverses, estimer quelle influence pouvaient avoir exercée les idoles pascuanes, dans leur pureté fondamentale, sur les productions européennes du vingtième siècle. Quel désespoir commun unissait ces oeuvres, ces ébauches, ces cris…

Lucien Lambert ne connaissait de l’art primitif que le fétiche arumbaya de Tintin et l’oreille cassée. Quand il lui montra ses haltères, elle rit, parla de ” bilboquet royal”, l’assura, mais en souriant, qu’”il n’y a pas que le sport dans la vie”.

Lucien n’était pas tout à fait bête. Il comprit qu’il s’était, jusque-là, coupé de la vie, de l’amour, du partage, qu’il s’était enfermé dans une tour d’ivoire, une tour insolite de chair, de tendons et de muscles. Quand il lui confia cette sensation, Clara le compara au “prince d’Aquitaine à la tour abolie”, à ce desdichado dont la “seule Étoile” était morte. Elle évoqua le sablier qui partage nos jours, le temps qui fuit, l’”Ennemi qui nous ronge le cœur”… Elle pouvait être son Étoile, le guider vers un autre espoir, un autre rêve, une autre vie.

Lucien comprit, il partagea, il la suivit. Leur histoire serait trop longue à raconter, je vous laisse l’imaginer …




Amour

27 07 2008

Elle aimait tellement ce disque de Johnny que, pour la Saint-Valentin, elle allait offrir Que je t’aime à Roméo. C’était en 1969, et le tube cartonnait dans tous les hit-parades, en France, en Belgique, et même, pendant quelques semaines, au Québec, où il avait supplanté les productions locales de Félix Leclerc ou de Gilles Vignault avant d’être détrôné par le phénoménal Lindbergh de Charlebois. Quelques années auparavant, elle avait apprécié, dans la vague yé-yé, la bluette de Petula Clark, avec son savoureux accent d’outre-Manche : ” Coeuw bwîsé, towtioûwé, paw tout le mal que tiou m’as fait… ” A l’école, déjà, elle était plutôt romantique, préférait Shakespeare à Racine, Hugo à Chénier, et considérait que le sommet de l’expression amoureuse avait été atteint par Lamartine : “Un seul être vous manque et tout est dépeuplé “, se répétait-elle, langoureuse, à la fenêtre du pensionnat, devant un clair de lune resplendissant, en écoutant sur le phono de plastic blanc la Lettre à Elise de Beethoven ou l’Adagio d’Albinoni. Et puis, elle l’avait rencontré, ce grand amour, qui avait ravi son cœur en un instant. Avec Roméo, c’est vraiment de coup de foudre qu’il s’était agi. C’était à Venise, au Carnaval, où ses parents l’avaient traînée comme chaque année. Elle avait alors dix-huit ans, et le gondolier s’appelait vraiment Roméo. Si elle-même n’était pas Juliette, elle s’appelait pourtant Julie, et il faut un début à tout. Julie Durand vit là un signe du destin.

Ils s’écrivirent des lettres passionnées. Elle parlait de son cœur torturé, comme grillé, comme transpercé de la flèche de son amour. Elle avait échappé, grâce à lui, à l’ennui d’une vie trop simple, à la tristesse sans raison qui, souvent, lui étreignait le cœur, à la monotonie des jours qui coulent sans attente, sans espoir. Et puis, Roméo l’avait enfin rejointe à Paris. Elle avait quitté sa famille pour s’installer avec lui, dans le Quartier Latin, dans un deux-pièces un peu étroit mais dont la fenêtre arrière donnait sur un jardin qu’embaumaient au printemps de vieux lilas tordus. Il faisait la plonge dans une pizzeria, elle travaillait à mi-temps chez un bouquiniste.

Comme elle rentrait, ce 14 février, avec dans une main 1′emballage-cadeau (”CADO-RADIO, tout pour les mélomanes, les jazzmen et les f1ambés “) où s’impatientaient Johnny et son amûûr, à l’index de l’autre la ficelle d’un carton à pâtisserie renfermant un cœur en chocolat fourré de crème vanille qu’ils dégusteraient face à face, sous la calme lueur d’une chandelle, elle aperçut un attroupement, en bas de chez eux. Un homme avait sauté, du troisième.

Elle se précipita, lâchant Johnny, le chocolat…

Sur l’asphalte sale, entouré d’un cercle de badauds béats, gisait le corps déchiré de son amour. Ce fut comme un éclair dans un ciel bleu, un coup de foudre à l’envers. En haut, une lettre l’attendait : il se savait gravement malade, le médecin lui avait assuré que la souffrance allait venir très vite. Il n’avait pu le supporter, il lui demandait pardon.

Alors, Julie, fermant les yeux, vit défiler au ralenti, derrière le voile de ses paupières, comme dans un bon rêve ou dans un mauvais film, les pauvres images de son amour brisé; comme un somnambule aveugle, elle traversa l’étroite pièce, heurtant ces meubles qui ne lui serviraient plus, et rencontra, suffisamment vite pour ne pas reculer, le bord accueillant de la fenêtre. Elle mourut les yeux fermés, le crâne éclaté, le cœur presque en paix.




Le premier pas

27 07 2008

Cette nouvelle inédite a été rédigée au cours d’un atelier d’écriture animé par Michèle Naples.

Il était une fois le rien.

L’infiniment rien que peuplait seul l’infiniment Tout, Celui qui Se préparait à prendre les choses en mains, si bien qu’Il Se surnommait dans l’intimité « le grand Manie-Tout ».

Le grand Manie-Tout s’amusait d’un rien.

Mais il n’y avait rien. Rien de rien. Pas un seul de ces petits riens qui emplissent la vie. D’ailleurs, il n’y avait pas de vie. Il n’y avait pas de mort non plus. Pas de bien, pas de mal. Pas d’humain, pas d’animal. Pas de pas car pas de pied. Pas de pas pour l’homme, pas pour l’humanité. Pas d’odeur car pas de nez. Pas d’odeur, et pourtant, pas d’argent. Pas de nain, pas de géant. Rien. Absolument, bêtement, catastrophiquement, déplorablement, effectivement, fabuleusement, globalement, honteusement, inimaginablement… rien.

A part le grand Manie-Tout qui, pour simplifier, dans l’intimité, se surnommait en toute simplicité « le grand Tout ».

Et, bien sûr, le Verbe.

Au commencement était le Verbe. Pas le sujet. D’ailleurs il n’y avait pas de sujet. Non, le Verbe n’avait pas de sujet puisque rien n’était inventé. Mais la question est sans objet.

Au commencement, donc, était le Verbe. Car il fallait nommer, non pas les choses – elles n’existaient pas – mais au moins l’idée des choses, ou des objets si vous préférez. L’idée des choses possibles. Car comment créer un objet sans son idée ? Comment créer une serrure sans l’idée de la serrure ? Comment créer un sablier sans l’idée d’un sablier ? Comment créer le sable sans l’idée d’un marchand de sable qui vous affirme que la vie est un songe ? Comment créer les atomes du sable sans l’idée du noyau de l’atome ? Comment créer les noyaux sans l’idée des fruits ? Comment les fruits sans les arbres, les arbres sans la terre, la terre sans le ciel, le ciel sans l’horizon ? Comment ? Comment ? Comment ?

Le grand Tout Se posait toutes ces questions solubles – car aucune question ne Lui était insoluble – quand Il inventa le syllogisme.

Et Il vit que cela était bon.

Et Il ne vit pas – car il faisait tout noir, puisque la lumière n’avait pas été inventée – que cette invention Le condamnait à mort.

En effet, le premier syllogisme que produisit Son infinie Pensée fut le suivant :

« Je M’amuse d’un rien.

Or, il n’est point de rien.

Donc, Je ne M’amuse point. »

Et du premier syllogisme le grand Tout, car infiniment subtile était Sa Pensée, tira très facilement, comme en Se jouant – et ce faisant Il Se jouait, Il Se mettait dangereusement en jeu – le grand Tout donc tira le premier corollaire : « Si Je ne M’amuse point, et si Je ne M’abuse – or point ne puis M’abuser puisque Je suis parfait – c’est donc que Je m’ennuie. »

Le grand Tout, on l’aura compris, venait d’inventer l’ennui.

Or il advint que, pour échapper à l’ennui, le grand Tout décida de S’éclater.

A cette idée, Il explosa de joie, et Son Verbe devenu chair s’épandit à travers l’Univers et répandit Sa matière, désunie, vers l’Infini, vers le plus tard, vers le demain, vers le présent… vers une époque où Elle rencontrerait – issu d’Elle, tissu de son tissu, chair de sa chair – un être pensant, un étrange passant pas sage capable de donner à ce tragique premier pas le beau nom de « Big Bang ».

Jusqu’à ce que le passant pas sage, à son tour, un beau jour – ou peut-être une nuit – découvrît l’ennui… décidât de s’éclater… pour Tout recommencer…




Christophe Spielberger

27 07 2008

Je me souviens que j’ai découvert Christophe Spielberger en achetant pour quatre euros, chez Gibert, son troisième livre, La vie triée, orné d’une dédicace manuscrite à Frédéric Beigbeder, et que j’ai pensé à ce moment quelque chose comme : « Gibert, Spielberger, Beigbeder, ça rime. »




Dame souris trotte…

27 07 2008

Je me souviens avoir illustré, à cinq ans, dans mon « cahier de tout », un extrait d’Impression fausse de Verlaine, sans doute le premier poème que j’aie lu : « Dame souris trotte, noire dans le gris du soir »…




Le sport au cinéma

27 07 2008

Je me souviens de la partie de basket dans Vol au-dessus d’un nid de coucou, et de la partie de tennis dans Blow-up.




Mosconi et Pironi

27 07 2008

Je me souviens du nageur Alain Mosconi et du coureur automobile Didier Pironi.




La Standard 8

27 07 2008

Je me souviens de la première voiture de mon père, une Vangard Standard 8 vert pomme où ça sentait son savon à barbe – Fougères Embaumées – et la fumée de ses cigarettes Armada.






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