Lire autrement dans le noir

8 10 2008

Photo Ghisoland.

Le jeudi 23 octobre à 15 heures, je serai l’invité de l’ASBL Œuvre fédérale Les Amis des Aveugles pour un atelier littéraire, « Lire autrement… dans le noir », au siège social de l’association, à Ghlin. Comme d’autres auteurs précédemment (parmi lesquelles mes amies Françoise Houdart et Colette Nys-Mazure), je lirai pour les aveugles. Dans le noir… ou presque. La séquence de lecture (avec un pupitre éclairé, confectionné maison) sera suivie d’un échange sur les perceptions de chacun. Comme le dit l’organisatrice Patricia Seghers : « Dans notre travail avec les personnes malvoyantes et aveugles, on se rend compte que les textes lus dans l’obscurité créent des images mentales et des sensations qui vont bien au-delà des mots prononcés. Les deux types de publics se rejoindront donc dans l’imaginaire et la pensée ».

Pour l’occasion, j’ai choisi d’offrir en lecture un texte inédit, Maman Jeanne.

À la source de ce texte, l’humble vérité d’une souffrance. Celle de Jeanne. Au départ, une pile de lettres dans un tiroir, un grenier, une brocante ou une boîte de cigares. Des lettres datées de 1909, 1910. Près d’un siècle de sommeil. Les témoignages d’une femme qui pourrait être mon arrière-grand-mère.
Lire ces lettres, les comprendre, les faire parler. Compléter les blancs, les silences. Imaginer un cadre. Puis, après des années de décantation, donner la parole à celle qui ne peut plus parler. Offrir l’image de cette souffrance. Émouvoir ? Peut-être, mais sobrement. Éviter lyrisme, pathos. « La vérité, l’humble vérité. »
« Qu’est-ce que c’est, la Grâce ? », demande Jeanne. « Qu’est-ce que c’est, le Salut ? » Femme de foi, femme d’obéissance, passée du service de son père à celui de son mari puis à celui d’un prêtre, quand vivra-t-elle ? Jamais, peut-être, en tout cas jamais sur cette terre, et cette prise de conscience la mènera jusqu’aux portes de la folie.
L’amour pourrait être la clé, l’amour pourrait être la voie du Salut. Mais certains amours sont interdits. La « Belle Époque » ne l’est pas pour tout le monde. La maternité aussi fait problème. Quand un enfant naît de certaines unions, si Dieu n’accepte pas d’en faire un ange, il reste à l’abandonner.

La suite le 23 à Ghlin, dans le noir… ou dans la lumière?




Kennedy et moi

29 09 2008

Je me souviens que maman est venue nous annoncer la mort du Président Kennedy dans nos chambres ; c’était un vendredi soir, nous ne dormions pas encore.

Je me souviens que le lendemain matin, c’était un samedi, quelques camarades et moi en discutions en allant à la messe (je préparais ma communion solennelle) et que les avis divergeaient sur la trajectoire de la balle.

Je me souviens que, cinq ans plus tard à peine, lors de l’assassinat de Martin Luther King, Paris Match titrait : Mort comme Kennedy.

Je me souviens que quelques semaines à peine ont séparé cette “Une” d’une autre où, cette fois, le mort s’appelait Bob Kennedy.

Je me souviens que Ted Kennedy a vu sa carrière politique brisée lors de la mort de Mary-Jo Kopechne à Chappaquidick.

Je me souviens que les Kennedy ont été suspectés de la mort de Marilyn.

Je me souviens que l’assassin de Bob s’appelait Shiran Shiran.

Je me souviens de Caroline et John-John à l’enterrement, et de la mort de John Junior dans un accident d’avion.




Nuage et eau : l’invité du dimanche

11 09 2008

Le 7 septembre dernier, je répondais aux questions de Nicole Debarre à propos de Nuage et eau dans L’invité du dimanche sur La Première.

Pour écouter des extraits de cette conversation, cliquez ci-dessous :




Nuage et eau à “Culture Club”

7 09 2008

Le vendredi 29 août, j’étais l’invité de Laurent Dehossay pour l’émission Culture Club sur La Première.

Pour écouter des extraits de cette conversation, cliquez ci-dessous :




Casablanca

30 08 2008

Je me souviens du pianiste qui chante As times goes by dans Casablanca, de «Viktor Laszlo», et de la Marseillaise à la fin du film.




Nageuses

29 08 2008
Shane Gould

Shane Gould

Je me souviens de quelques nageuses : Shane Gould, Shirley Babashov et surtout Christine (Kiki) Caron.




Rhapsody in Blue

28 08 2008

Je me souviens du glissando de clarinette qui ouvre Rhapsody in Blue.




Julien Gracq

27 08 2008

Je me souviens que Julien Gracq était le nom de plume de Louis Poirier, qui l’avait choisi par référence à Julien Sorel, le héros du Rouge et le Noir, et à l’illustre famille romaine des Gracques (de Gracchus).




Lectures

26 08 2008

Je me souviens de romans dévorés dans une sorte de fièvre, comme Au château d’Argol de Julien Gracq, Le Désert des Tartares de Buzzati ou Tandis que j’agonise de Faulkner.




La maison du Dr Edwardes

25 08 2008

Je me souviens de La maison du Dr Edwardes, quand le faux docteur incarné par Gregory Peck retrouve la mémoire en disant : « J’ai tué mon frère », et de la glissade sur un perron, et du petit frère empalé sur une grille.






Page 6 de 30« Début...«45678»...Fin »